jeudi 8 novembre 2007

Bleu de bleu

Marre des eurosceptiques réactionnaires, marre des pessimistes nostalgiques. Désolé, je suis encore jeune et ai encore foi dans l'avenir. Le futur peut être bleu. L'Europe a converti la France à l'écologie. Les mesures phare du Grenelle de l'environnement, ne sont que des transpositions de directives européennes. Bref, là encore, après les infirmières bulgares, Super Sarko nous fait une bonne démonstration de recycling.

Mais on est loin des exemples qu'on pourrait suivre. Vu sur le site du journal nantais Europa, Éco-logis à l'allemande, l'exemple de l'éco-quartier de Fribourg-en-Brisga, ou comment on pourrait relancer l'imagination et l'innovation en redonnant du souffle à nos villes.



"Les habitants de la cité solaire vivent dans des maisons spécialement conçues et appelées Plusenergiehaus. Leur principal atout : elles produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment. Au total, une maison de la cité solaire consomme un dixième de l'énergie d'une maison classique. Le surplus d'électricité est réintroduit dans le réseau de la ville. Les habitants de la "Solarsiedlung" en profitent. Selon la Solarsiedlung S.A.R.L., une maison de 140 m² peut ainsi rapporter 5 000 euros par an à ses propriétaires. A cela s'ajoutent, dans la même période, d'importantes économies en frais de chauffage pouvant aller jusqu'à 1800 euros pas an."

Tout n'est pas parfait bien entendu, mais tout peut s'améliorer. Il s'agit de savoir décaler le regard, ne plus se regarder le bout du nez mais l'horizon.

mercredi 7 novembre 2007

Le gouvernement a-t-il les moyens de résister aux mouvements sociaux ?

Lu dans le Monde de ce soir : "François Fillon est prêt à affronter le mécontentement social"

François Fillon met sa majorité en ordre de bataille pour affronter les mouvements sociaux de novembre. Il ne cèdera pas, dit-il. Or, le gouvernement a peu de marges de manœuvres économiques pour garantir cette position.



L'image de Christine Lagarde scrutant l'horizon risque bien de résumer le septennat de Sarkozy.
Afin d'équilibrer les comptes grevés par les exonérations fiscales (le fameux paquet fiscal) votées par la majorité, la France a besoin de 2,25% de croissance. A l'heure actuelle, l'INSEE et l'OCDE prévoit une croissance de 1,8%. Le gouvernement et le président Sarkozy sont donc déjà désespérement à la recherche de ces 0,5 % de croissance nécessaire qu'ils ont promis d'aller chercher avec les dents.

Combien de point de croissance pourrait faire perdre une grève dure, notamment dans les transports ?

La pression médiatique du gouvernement sera-t-elle plus forte que la pression économique ?

J'ai tendance à penser que des réformes ne peuvent se faire qu'avec un État fort et des finances saines. La politique de la droite ne permet pas à mon sens d'effectuer ses réformes. Donc il n'y a plus qu'à attendre la désillusion croissante...