jeudi 12 juin 2008

Où les Français découvrent que l'Europe est sociale

Ce post n'a aucun rapport avec le lancement de la campagne de Bayrou pour les élections européennes.... de 2009, même si on lui souhaite bien du courage pour continuer à exister

Alors qu'aujourd'hui, les Irlandais s'apprêtent à rejeter le tout nouveau mini traité européen (les nonistes leur ont dit que l'Europe allait leur imposer le droit d'avortement...), une petite nouvelle lue dans les médias français à propos de la remise en cause des 35 heures. Les 35 heures resteraient la durée légale du travail mais en moyenne sur toute l' année. La durée du travail à la semaine et à la journée seront librement négociées à l'intérieur des entreprises. Avec cette petite contrainte : cette durée ne devra pas dépasser les maximas européens (10 heures par jour, 12 semaines d'affilée, 48 heures par semaine).

Certes me direz-vous c'est beaucoup. Enfin, dans le vous, je m'adresse pas à ceux qui veulent gagner plus. Mais c'est quand même rassurant de penser qu'il y a quand même un minimum de droit social qui empêche notre gouvernement de nous ramener en deçà du niveau de la Pologne (ou de la Chine pour parler concurrence internationale) en matière sociale.

(des manifestions pour la sauvegarde des 35 heures sont prévues le mardi 17 juin)

samedi 12 avril 2008

Le moralisme ne fait pas une bonne politique

Ou on apprend que les bien pensants du canapé vont contribuer à renforcer le pouvoir non démocratique en Chine.


Depuis maintenant plusieurs semaines, nous avons des posts sur la blogosphère reprenant les images choc des journaux télévisés et des manifestations pro-tibétaines. Certains, tout heureux d'apprendre que la Chine était un pays communiste non démocratique, bafouant les droits de l'homme, et organisateur des JO de 2008, s'empressèrent de partager leurs nouvelles connaissances sur le net.


Les JO ont déjà commencés : les supporter sont déjà là !

Certes, quel plaisir de se sentir, comme dans un stade de foot, en communion nationale contre le Mal. Les divergences politiques de droite comme de gauche, les divergences sociales, les divergences intellectuelles oubliées... Chacun peut y aller de son JO menotté ou barbelé.

Cette bulle médiatique n'aura pas trop de conséquence. Comme toutes les bulles médiatiques, dans quelques mois, on s'orientera vers un nouveau sujet. On s'offusquera de l'absence du soutien gorge de Carla Bruni ou sur le sens à donner à la nouvelle interview de Ségolène Royal à Paris Match.

Mais pour les droits de l'homme en Chine ?

Il n'y aura pas d'intervention internationale en Chine pour libérer le Tibet (la France a déjà son Afghanistan et les Etats-Unis leur Irak). Les JO se dérouleront comme prévu à Pekin. Les sportifs français et le président y participeront. Et il est même prévu qu'une grande majorité des biens pensants du canapé les regardent.


La campagne médiatique en faveur des droits de l'homme en Chine, que des conséquences négatives

Il y aura des conséquences pourtant. Mais elles seront négatives.

En effet, la médiatisation internationale basée parfois sur des carricatures et des erreurs grossières sur le traitement des événements de Lhassa va relancer le sentiment chinois d'exclusion et renforcer la cohésion du peuple chinois avec ses dirigeants.


Les raisons du communisme en Chine et la lutte contre les archaïsmes

Il faut savoir que le communisme en Chine est né du rejet de l'impérialisme occidental. La Chine était avant 1949 dans un état calamiteux, arriéré au niveau des moeurs, des techniques. Replié sur ses traditions millénaires, le pays était partagé en zone d'influence entre puissances occidentales qui n'osaient pas officiellement le coloniser. Ce qui n'a néanmoins pas empêché le Grand Bretagne de se saisir à la périphérie de Hong Kong et d'avoir des vues sur le Tibet. (Vous remarquerez d'ailleurs le lien troublant avec le Koweit, province riche de l'Empire ottoman que les anglais ont détachés de l'influence irakienne dans les même années où ils accordèrent l'indépendance au Tibet).

La révolution communiste menée par Mao fut donc à la fois une lutte contre les envahisseurs occidentaux et contre les anciennes coutumes. Ce fut la révolution culturelle. Le retour du Tibet dans le giron Chinois s'explique par cette contestation de cette indépendance anglaise donnée et par la volonté de destitution de l'ordre despotique du Dalai Lama.

Le communisme a contribué à relancer le prestige du pays, en faisant cesser les guerres internes, en mettant un terme aux anciennes superstitions (le bouddhisme tibétain entre autres) et en favorisant l'arrivée des sciences modernes occidentales (voir le débat encore virulent qu'il y a encore aujourd'hui entre la médecine chinoise et la médecine moderne).

Voici pourquoi la Chine est un des grands pays au monde où le communisme continue à perdurer. Il y a une forte adhésion populaire pour considérer que le communisme a été une bonne chose pour le pays. Surtout que le communisme a évolué.

Dans les grandes zones économiques, il ne reste plus de ce communisme que cette lutte contre les traditions et une politique très encadrée militairement. Cette politique est jugée nécessaire pour gérer les déséquilibres entre des régions très dynamiques sur la côté Est et des vastes zones rurales cantonnées dans la misère.


Un parti communiste chinois sous pression

Cependant, les écarts de développement et de richesses qui se creusent entre les régions mais aussi entre les chinois des grandes villes modernes, sont des menaces pour le gouvernement qui est sous constante pression d'un soulèvement.

Loin d'être l'Etat dictateur et tyrannique qu'on nous décrit dans Télé 7 jours, le gouvernement continue sans relâche les réformes. Mais, il est vrai que la société chinoise reste plus violente que les nôtres et que les droits de l'homme ne sont pas aujourd'hui respectés. Pourtant de nombreux spécialistes s'accordent à dire que la Chine est condamnée à se démocratiser..


Une campagne moraliste et médiatique légitimant la montée d'un nationalisme chinois anti-démocratique

Or la campagne moraliste pourra mettre un frein à ce processus, en provoquant la montée du nationalisme chinois. Un nationalisme chinois qui se braquerait contre ces idée des droits de l'homme et de démocratie vécues comme imposées par l'extérieur et non pensées comme valeurs universelles. Un nationalisme chinois qui ferait oublier les divergences au sein de la société chinoise : les opposants au régime et les réformateurs deviendraient inaudibles, les ouvriers tairaient leur revendication envers leurs cadres dirigeants.

Mais ça, nos bien pensants du canapé, qui ne se documentent au mieux que sur Wikipedia, ne peuvent pas le savoir.

(pour info : voir les nombreux articles sur la Chine sur le site de la vie des idées traitant sur la politique des réformes, la montée des contestations, le rôle d'internet...)

mercredi 26 mars 2008

Tibet

Je me méfie toujours de l'air ambiant. Sans doute mon esprit de distinction. Quand tout le monde dit Blanc, j'ai envie de dire Noir. Pas forcément parce que j'aime le Noir, mais parce que je pense que le monde est gris (enfin avec un arc en ciel tout de même ^^).

Les posts qui pullulent partout sur le bientôt génocide des tibétains me gène, parce qu'ils pullulent et finissent pas relayer inconsciemment l'illusion d'une lutte entre le Bien et le Mal. Ils relayent bêtement sans se poser quelques questions : la Chine avait-elle intérêt à ce conflit juste avant les JO ? Non. A qui profite le "crime" ? En caricaturant un peu, j'attire l'attention.

J'ai été bien content de voir sur Arrêt sur images (site que certains ont en son temps soutenu mais qu'ils l'ont déjà oublié comme dans un mois personne ne se souviendra de Thierry Gilardi) des reportages et une émission sur le sujet (à voir, c'est d'utilité publique).

Et oui, le conflit au Tibet est né de lynchages faits par des tibétains -restons un minimum neutre même si les dépêches parlent de moines - sur des chinois. Des jeunes (moines) extrémistes et nationalistes qui ont été rappelés à l'ordre par le Dalaï Lama en personne.

Pour un chinois, le Tibet a été libéré d'une théocratie archaïque qui pratiquait le servage intensif (le bouddhisme, comme le christianisme, comme le gauchisme, ne sont sympathiques que quand ils n'ont pas le pouvoir). Si on ne prend pas la peine de s'interroger sur ce fait, basé en grande partie sur la réalité, on ne pourra jamais résoudre ce problème territorial.

Après s'être interrogé, on pourra réfléchir sur les (bas)fondements de la démocratie en Chine...

Vu sur le Monde, il est vraiment dommage que les responsables du parti socialiste, que j'adore, n'aientpas vu cette émission, avant de faire preuve de leur suivisme et de leur totale inculture des relations internationales (attention, je n'ai pas dit que nos dirigeants, et les chinois, soient mieux).




AFP 26/03/08, Jeux olympiques : les ténors du PS partagés sur la position que doit adopter la France

dimanche 24 février 2008

Pourquoi la baisse des sondages est-elle si dangereuse pour Sarkozy ?

De nombreux articles et émissions fleurissent sur l'analyse de la baisse de la côté de popularité dans les sondages du président Sarkozy. On la compare à celle de ces prédécesseurs Mitterand, Chirac. On s'interroge pour savoir la part de cette baisse due au style people/bling bling Sarkozy. On relativise l'impact sur les municipales qui reste des élections locales.



On semble oublier que les sondages ont joué un rôle majeur dans l'avènement du sarkozysme et que la chute prolongée du chef de l'état aura beaucoup plus de conséquences sur la politique du pays que les sondages ont pu avoir sur les gouvernements précédents. Et ce n'est pas seulement une conséquence de l'évolution du paysage mediatico / politique.


L'avènement par les sondages

Sarkozy n'a commencé à s'imposer au sein de l'UMP que grâce à son rôle de ministre de l'intérieur et sa côte de popularité dominant les autres personnalités gouvernementales. Ce n'était d'ailleurs pas très difficile tant le ministère de l'intérieur est un atout quand on veut obtenir le leadership à droite, l'équivalent du ministère des affaires sociales pour la gauche.

Jusque là, le sarkozysme était une idée simple : il fallait droitiser son discours pour récupérer l'électorat frontiste. Bref au lieu de monter un projet cohérent idéologiquement, il s'agissait de faire de simples calculs électoraux et mettre en place une politique sécuritaire et flattant la xénophobie, Sarkozy le balladurien libéral arrivait à se hisser à la présidence d'un parti majoritairement chrétien démocrate étatiste.

Sarkozy fut notamment plébiscité par les élus UMP car il était celui qui permettait d'oublier le déficit grave d'idéologie à droite. Au pouvoir pendant 5 ans, la droite n'avait pas réussi à continuer l'effort de modernisation du pays. La France était un des pays les plus dynamiques dans les années 2000, en pointe dans les nouvelles technologies; les 35 heures avaient permis d'en agumenter la productivité en en faisant la deuxième mondiale après les Etats-Unis. La droite a laissé s'enliser le pays, s'attaquant à des boucs émissaires tout en favorisant ses clientèles, elle a renforcé l'idée d'injustice et empêché le dialogue social nécessaire à la mise en places de réformes.

Cette droite médiocre sans bilan trouvait un sauveur qui épongeait son passif.

L'illusion était parfaite. A la fois sécuritaire, libéral, républicain, social. Il réussit à faire oublier sur ses marges les clivages traditionnels en devant le champion du volontarisme politique contre une indécision perpétuelle de la gauche dont Ségolène Royal fut le symptôme.

Porté par les sondages, le président gagne. Large victoire.


Le joueur de quille

Maintenant comment concilier les incohérences du discours ? Jusque là il suffisait d'empêcher la réflexion en créant des successions d'événements : la tactique du jongleur de quilles. On lance des propositions, première quille, les yeux sur les sondages qui nous ont fait maître. Quand l'effet commence à lasser, à perturber, que tout retombe à plat, on en lance une seconde, puis une troisième. Et quoi de mieux pour souffler, pour fédérer, qu'une quille people ? Le people ça ne fâche que les intellectuels, c'est consensuel. Chacun sait que toutes les femmes de France lisent Marie Claire chez le coiffeur, toutes tendances confondues.

Le people devient un objet de communication. C'est aussi cela faire rêver les français. Quand par contre les choses vont mal, cela devient des attaques à la vie privée. L'affaire du SMS, où on apprend que Nicolas Sarkozy aurait envoyé un SMS ""Si tu reviens, j'annule tout"" à son ex-femme juste avant son mariage avec Carla Bruni, n'est pas si nauséabonde que cela quand elle nous permet de décrypter que le nouveau mariage du président fait partie de la stratégie de communication de l'Elysée et non le fruit d'un amour immédiat.


Mais derrière le jeu...

Cette stratégie du jonglage a duré un temps mais l'opinion se rend compte petit à petit de la supercherie. La droite continue les cadeaux électoraux via le bouclier fiscal, grève les caisses de l'état en fermant les yeux sur des objectifs de croissance inaccessibles (il fallait 2,25% de croissance sur l'année 2007 pour équilibrer le trou du paquet fiscal, la France ne fera que 1,7). Comme dans les années précédentes, on justifiera par les contraintes extérieures (crise des subprimes) et les mauvaises gestions précédentes (il y a quand même des hommes de droite qui ont été cherchés jusque sous l'ère Jospin ce qui fait maintenant près de 7 ans....). Mais en succombant aux habitudes, on rompt avec l'idée du volontarisme politique qu'on s'est engagé à mettre en oeuvre.

L'opinion se rend compte que les réformes sont de la poudre aux yeux :
  • la réforme sur les retraites ? Il s'agissait d'en finir avec des régimes spéciaux d'une très petite minorité avec l'accord quasi générale de la population et encore, cela a été fait avec des solides avantages aux minoritaires. On n'a d'ailleurs pas résolu fondamentalement le problème des retraites car ces régimes spéciaux étaient très anecdotiques par rapport aux enjeux.

  • Le traité européen ? Il a juste suffit de faire passer le texte de la Constitution (qui ne s'appelle plus Constitution) par le parlement acquis majoritairement au texte constitutionnel de 2005.

  • La réforme de la carte judiciaire ? Elle se résume à supprimer le Tribunal de Grande Instance de l'ancienne ministre socialiste de la justice à Morlaix.

  • Le plan banlieue ? Humm vous saviez vous qu'il a été dévoilé la semaine dernière vous ?


On pourrait relativiser ses réformettes en argumentant que le nouveau pouvoir est installé depuis peu, mais c'est difficilement défendable quand on voit la pratique gouvernementale qui consiste à demander des objectifs rapides sur le court terme. La décision d'évaluer les ministres est de point de vue non seulement poujadiste mais éclairante.


La baisse des sondages et la fin du modèle Sarkozy

C'est à ce moment là qu'arrive la baisse dans les sondages. Même les très orientés Opinion Way ont du concéder cette baisse. Une baisse importante politiquement car, jusque là, les sondages ont été le ferment de la montée en puissance puis de l'hégémonie du sarkozysme. Elle arrive au plus mauvais moment, lors de la deuxième élections postérieure à l'avènement du président. En somme, elle peut remettre en cause l'identification de la droite à Sarkozy. Cette droite qui se pensait sauvée, malgré sa paresse intellectuelle, pourrait ne pas avoir la même chance que son sauveur en dépit de ses tentatives d'adopter les mêmes recettes.

Un échec signifierait qu'il n'y a pas de modèle Sarkozy.

S'il n'y a pas de modèle, peut-il y avoir sarkozysme ? Une doctrine qui ne réussit pas aux fonds des urnes ne peut marcher. Si la droite n'est pas sauvée en copiant le sauveur, va-t-elle continuer à endurer ce qui lui déplait dans le sarkozysme ? Va-t-elle continuer à accepter que ces principaux leaders se retrouvent écartés par une nouvelle garde dont des ministres d'ouverture de gauche ? Va-t-elle continuer à accepter cette humiliation du parlementarisme par un président tout puissant et autoritaire ?

Il y a tout lieu de penser que le sarkozysme se retransforme en chiraquisme. Les élus étant les mêmes que sous la précédente législature, s'ils ne se plient plus aux directives d'un exécutif affaibli, reprendront leurs habitudes politiques d'autant que certains membres durement marginalisés auront à coeur de mettre des bâtons dans les roues.

Le présidentialisme constitutionnel pourrait devenir un parlementarisme d'opposition à un président qui n'aurait plus de lien avec son peuple. Selon la Constitution, le président a un pouvoir supplémentaire par rapport à l'assemblée qu'il peut dissoudre. Mais peut-il légitimement déstabiliser le régime en renvoyant les députés censés être acquis largement à sa cause et prendre le risque de présider un gouvernement d'alternance ? Derrière la baisse de Sarkozy dans les sondages, il y a la menace de la coalition des victimes de l'arrogance du président.

jeudi 14 février 2008

Coup de gueule : la taxe Télé

Entendu ce matin : Christine Albanel parle de taxer les bénéfices des sociétés de téléphone mobile pour résoudre la problème de l'audiovisuel public après les annonces de suppression de la publicité, bref augmenter tous les abonnements mobiles...



Je suis content ! Moi qui ne regarde plus la télé me voilà dans l'obligation de contribuer à un service qui me rappelle les jeux du cirque. Vous vous rappelez ? Du Pain, des jeux... mais surtout aucune réflexion.

C'est la fin de la redevance et le début des taxes. Le principe de la redevance est de faire payer un service par ses utilisateurs. Ainsi il était plus ou moins normal qu'un consommateur de télé paye pour la regarder, d'où le paiement de cette redevance une fois l'acquisition de la télé faite. Plus ou moins car certains usagers pourraient ne regarder que de la télé privé.

Aujourd'hui tout le monde devra contribuer car le portable qui est devenu une obligation (j'ai résisté longtemps, il m'a fallu acquérir un portable durant mes périodes de chômage, le 06 étant devenu primordial sur le CV).

Cela me met en rogne d'autant plus que cette proposition de suppression de la publicité est loin d'être prioritaire pour l'avenir du pays.

Elle ne résoudra pas la cohérence du service public : quelle est la nécessité d'avoir une dizaine de chaines publiques plus nulles les unes que les autres alors que l'heure est de plus en plus à l'information et au divertissement personnalisé via internet ?

Encore moins le problème de la qualité. La ministre n'a même pas été capable de dire ce qu'il clochait, de dénoncer une émission en particularité, si ce n'est de louer Envoyé Spécial, qui a perdu l'habitude d'enquêter dans des endroits où les journalistes risquent leur vie en privilégiant les sujets peoples sous couvert d'une rubrique Société de plus en plus prééminente.

Tout cela pour CA : pousser à la démission Patrick de Carolis, président de France Télévision, mis en place par Chirac juste avant son départ.

mercredi 12 décembre 2007

Les rapports du gouvernement : mais de qui se moque-t-on ?

Après le rapport qui vise à lutter contre le piratage et à favoriser la vente culturelle sur internet remis par Denis Olivenne, Pdg de la Fnac (plate forme de vente de mp3)

Après le rapport qui vise à encourager la vente low-cost contre les monopoles établis remis par Charles Beigbeder, Pdg de Poweo (opérateur low-cost d'électricité)



Petit jeu : selon vous, à qui le président Sarkozy demandera d'établir le prochain rapport permettant la modernisation de la France ?

A) le rapport du Pdg de Leclerc préconisant la disparition du petit commerce qui empêche les économies d'échelle et provoque l'inflation du panier de la ménagère ?

B) le rapport du pdg de TF1 qui insiste sur le soutien de la télé réalité pour faire éclore les talents de demain ?

C) le rapport du pdg de Dassault qui suggère de libéraliser le marché des armes pour se défendre efficacement contre les jeunes de banlieue, déjà équipés par la concurrence étrangère (russe et chinoise qui plus est) ?

jeudi 8 novembre 2007

Bleu de bleu

Marre des eurosceptiques réactionnaires, marre des pessimistes nostalgiques. Désolé, je suis encore jeune et ai encore foi dans l'avenir. Le futur peut être bleu. L'Europe a converti la France à l'écologie. Les mesures phare du Grenelle de l'environnement, ne sont que des transpositions de directives européennes. Bref, là encore, après les infirmières bulgares, Super Sarko nous fait une bonne démonstration de recycling.

Mais on est loin des exemples qu'on pourrait suivre. Vu sur le site du journal nantais Europa, Éco-logis à l'allemande, l'exemple de l'éco-quartier de Fribourg-en-Brisga, ou comment on pourrait relancer l'imagination et l'innovation en redonnant du souffle à nos villes.



"Les habitants de la cité solaire vivent dans des maisons spécialement conçues et appelées Plusenergiehaus. Leur principal atout : elles produisent plus d'énergie qu'elles n'en consomment. Au total, une maison de la cité solaire consomme un dixième de l'énergie d'une maison classique. Le surplus d'électricité est réintroduit dans le réseau de la ville. Les habitants de la "Solarsiedlung" en profitent. Selon la Solarsiedlung S.A.R.L., une maison de 140 m² peut ainsi rapporter 5 000 euros par an à ses propriétaires. A cela s'ajoutent, dans la même période, d'importantes économies en frais de chauffage pouvant aller jusqu'à 1800 euros pas an."

Tout n'est pas parfait bien entendu, mais tout peut s'améliorer. Il s'agit de savoir décaler le regard, ne plus se regarder le bout du nez mais l'horizon.